Berliner Tageblatt - Au Qatar, des volontaires à la rescousse des aventuriers du désert

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Au Qatar, des volontaires à la rescousse des aventuriers du désert
Au Qatar, des volontaires à la rescousse des aventuriers du désert / Photo: © AFP

Au Qatar, des volontaires à la rescousse des aventuriers du désert

Une dernière accélération et le tout-terrain de Raghdan Salem Zodeh est dégagé du sable, détrempé par une marée montante, près d'une station balnéaire de l'Etat désertique du Qatar.

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M. Zodeh, 47 ans, est resté coincé face à la marée, les roues de son véhicule pris dans le sable, avant que des secouristes de l'équipe de d'Aoun Qatar (Qatar aide) ne viennent l'extraire à l'aide de câbles de remorquage.

"Les gars ici sont chevaleresques et serviables", déclare à l'AFP ce Syrien vivant au Qatar, qui n'a attendu que dix minutes pour être secouru.

Il fait partie des centaines d'aventuriers du désert, qataris, expatriés ou touristes, qui aiment tester leur conduite dans les dunes ou camper le week-end à la belle étoile, pendant les mois les plus frais de l'année.

La fréquentation du désert en hiver s'accompagne d'un regain d'activité pour les secouristes, qui proposent leur assistance aux conducteurs en détresse.

M. Zodeh revenait de la plage près de la station balnéaire Sealine, dans le gouvernorat d'Al Wakrah, où les dunes de sable plongent abruptement dans les eaux du Golfe, lorsqu'il s'est enlisé.

"Cela arrive souvent pour ceux qui fréquentent Sealine et ce n'est pas effrayant", dit-t-il en haussant les épaules.

- Course contre la montre -

Mohammed Essa Youssef, un responsable de l'équipe d'Aoun Qatar, explique que le groupe reçoit entre 100 et 200 appels par semaine.

Les cas de voitures prises dans le sable sont "les plus faciles à traiter", dit-t-il, ajoutant que les opérations les plus difficiles concernent des véhicules submergés par la mer ou coincés dans des terrains boueux.

Le service de secours, supervisé par le gouvernement, est l'un des quatre groupes de volontaires menant des opérations de sauvetage dans le désert de la minuscule péninsule riche en gaz.

La plupart des 35 membres d'Aoun Qatar sont formés aux premiers secours et ses équipes disposent d'un kit de remorquage, de pneus de rechange, d'équipements médicaux et d'eau.

Les opérations les plus complexes peuvent impliquer l'intervention des hélicoptères du gouvernement ou des plongeurs, précise M. Youssef.

Selon Tarek Ali Saleh, un autre chef d'équipe, les sauvetages les plus difficiles sont souvent une course contre la montre.

Il raconte que son groupe a récemment reçu un appel de dernière minute pour secourir un véhicule échoué sur une plage. La voiture était presque entièrement sous l'eau et les sauveteurs ont dû attendre que la marée se retire pour la récupérer, explique-t-il. Le conducteur s'en est sorti de peu.

Une autre fois, un appel de détresse a été lancé par un conducteur qui n'avait pas précisé sa localisation. A l'arrivée de l'équipe, l'homme était décédé.

- "Très fier" -

Au moment où le crépuscule tombe sur Sealine, l'une des équipes d'Aoun Qatar arrive pour une autre intervention routinière.

Hassan Rageb, un Iranien habitant au Qatar, attend depuis environ 40 minutes après que sa voiture et sa caravane se sont enlisées dans les sables.

"Je n'ai pas l'habitude de conduire avec une caravane attachée à ma voiture", confie-t-il, disant avoir paniqué et pris peur pour sa famille.

Saad Abdelrahman Ansari, un nouveau membre de l'équipe de secours, se dit "très fier" de pouvoir aider quiconque en a besoin "dans les zones escarpées ou dans le désert".

J.Bergmann--BTB