
-
Les climatosceptiques s'enthousiasment pour une étude...rédigée par l'IA d'Elon Musk
-
Champions Cup: Toulouse et Bordeaux en favoris des 8e, La Rochelle doit sauver sa saison
-
L1: Paris vers le sacre, Lyon-Lille vers la Ligue des champions
-
Ski: "un nouveau défi que je relèverai", réagit Brignone après sa grave blessure
-
Séisme en Birmanie: le chef de la junte critiqué en marge d'un sommet régional
-
Dans les cendres et les larmes, l'étrange mission de préservation d'une forêt thaïlandaise brûlée
-
Corée du Sud: Yoon Suk Yeol, de procureur star à président destitué
-
La Cour constitutionnelle de Corée du Sud destitue le président Yoon
-
Face à Moscou et Pékin, l'UE veut s'affirmer en Asie centrale
-
Destitution ou retour du président Yoon ? La Corée du Sud va connaître son avenir politique
-
L'émissaire spécial de Poutine rencontre à Washington des représentants de l'administration Trump
-
Euroligue: Paris frôle l'exploit face au Real Madrid (105-104)
-
Les marchés financiers chamboulés par l'offensive commerciale de Trump
-
Droits de douane: Wall Street en berne, pire séance pour le Nasdaq et le S&P 500 depuis 2020
-
Guerre commerciale: Macron présente un plan de riposte à la "brutale" décision de Trump
-
Droits de douane: les calculs de Trump médusent les économistes
-
Tom Cruise rend hommage à Val Kilmer, son rival de "Top Gun"
-
Euroligue: le Panathinaïkos et un grand Nunn éteignent Monaco
-
Droits de douane: le Lesotho, pays le plus touché, va envoyer une délégation aux Etats-Unis
-
Nouvelles frappes israéliennes sur la Syrie, malgré un avertissement de l'ONU
-
Face aux visées américaines, la Première ministre danoise réaffirme l'intégrité du Groenland
-
Le Canada impose des droits de douane de 25% sur des importations auto américaines
-
La Hongrie claque la porte de la CPI en pleine visite de Netanyahu
-
Guerre commerciale: Emmanuel Macron présente un plan de riposte à la "brutale" décision de Trump
-
L'usine chimique Vencorex sera fixée sur sa reprise le 10 avril
-
Bébé empoisonné avec du Destop: l'employée de crèche condamnée à 25 ans de prison
-
Droits de douane: la Bourse de Paris signe sa pire séance depuis 2023
-
Après les annonces de Trump, les marchés financiers chamboulés
-
Droits de douane: un calcul simple à l'origine des chiffres
-
Cyclisme: Pogacar sur Paris-Roubaix "pour ne rien regretter"
-
L'ONU accuse Israël de vouloir la "déstabiliser" la Syrie, après une incursion et des frappes meurtrières
-
Au tribunal, Bayer nie tout lien entre le glyphosate et le handicap d'un adolescent
-
Droits de douane: Wall Street s'enfonce face aux craintes économiques
-
Guerre commerciale: Emmanuel Macron dénonce une décision "brutale et infondée" de Trump
-
Rebaptisé Mandarin Oriental Lutetia, le palace Lutetia passe sous pavillon asiatique
-
Droits de douane: Wall Street chute à l'ouverture
-
Après les annonces de Trump, chamboule-tout sur les marchés financiers
-
Ski: à onze mois des JO-2026, Brignone se blesse gravement
-
Droits de douane: Stellantis va fermer temporairement une usine au Canada, l'envisage pour le Mexique
-
Meurtre d'un bébé à la crèche: 30 ans de prison requis contre l'accusée
-
Espagne: quatre ans et neuf mois de prison requis contre Ancelotti pour fraude fiscale
-
Jeux vidéo: à Paris, la Switch 2 de Nintendo se laisse approcher
-
La Syrie accuse Israël de vouloir la "déstabiliser" après une incursion et des frappes meurtrières
-
Turquie: les autorités haussent le ton face aux appels au boycott
-
La hausse des droits de douane aux Etats-Unis fragilise encore l'armagnac
-
Ski: Brignone souffre de fractures à la jambe gauche et va être opérée (fédération)
-
Dans les forêts allemandes, un drône équipé d'IA pour traquer les incendies
-
Les ordures s'accumulent à Birmingham, où les éboueurs sont en grève
-
Droits de douane: Chrysler ferme une usine canadienne pendant deux semaines
-
Meurtre d'un bébé dans une crèche: la "cruauté" de l'accusée dénoncée avant le verdict

Turquie: deux ans après le séisme, une jungle de grues sur les ruines d'Antioche
Quand Sema Genc entre dans une pièce, elle scrute d'abord le plafond: résistera-t-il en cas de séisme ou sera-t-elle de nouveau piégée sous les décombres ?
"Cette peur est toujours présente", affirme la jeune femme de 34 ans. Sa maison d'Antioche, le nom antique d'Antakya dans le sud-est de la Turquie, s'est effondrée en tuant toute sa famille la nuit du séisme de magnitude 7,8 qui a dévasté le sud du pays le 6 février 2023.
Plus de 53.700 personnes y ont perdu la vie en Turquie et 6.000 au moins en Syrie voisine.
"Ils se sont réveillés et ont ouvert ma porte. Au même instant, l'immeuble s'est écroulé. J'étais dans mon lit, mais eux ont été ensevelis dans le couloir et sont morts en quelques minutes", raconte Mme Genc qui travaille pour une association d'aide aux enfants réfugiés syriens.
Elle-même piégée sous les décombres, ses jambes sont écrasées et brûlées par une eau bouillante coulant d'un radiateur cassé. Les secours arrivent 36 heures plus tard.
"Ce n'est pas le séisme mais l'écroulement de notre maison qui a emporté ma famille. Je suis en colère contre ceux qui l'ont construite", affirme-t-elle.
Le séisme et ses multiples répliques ont ravagé une zone couvrant dix provinces turques, faisant 107.000 blessés.
Selon les chiffres de l'agence turque de gestion des catastrophes AFAD, 39.000 bâtiments ont été rasés et 200.000 autres gravement endommagés. Près de deux millions de personnes se sont retrouvées sans abri.
La destruction a particulièrement frappé la province d'Hatay, frontalière de la Syrie, qui abrite la ville d'Antakya: 90% des bâtiments ont été détruits et plus de 20.000 habitants y sont morts.
- Jungle de grues -
Des centaines de tonnes de gravats ont été évacuées mais certains quartiers du centre historique d'Antioche ressemblent encore à une zone de guerre. Le reste est un vaste chantier de construction, encombré d'une jungle de grues et noyé dans un nuage de poussière asphyxiant.
"C'est une très longue attente", soupire Atilla Cicekci, 57 ans, debout dans le campement familial érigé autour d'un conteneur de 21 mètres carrés.
Ce père de trois enfants a fait une demande d'appartement social Toki, construit par l'agence publique de logement et attribué par tirage au sort. Mais il attend toujours.
"Toutes ces nouvelles constructions nous donnent de l'espoir, ils travaillent vite", se réconforte-t-il.
L'architecte de Toki, Deniz Eskiocak, supervise la construction de 482 appartements et de 24 locaux commerciaux qui doivent être livrés d'ici un an. Ses 324 employés travaillent 24 heures par jour pour les livrer à temps, assure-t-elle.
"Je dois faire vite tout en m'assurant que les procédures sont respectées, que ce soit sûr. On a coulé beaucoup de béton à 2 ou 3 heures du matin", explique-t-elle à l'AFP sur ce chantier gigantesque.
Le 26 janvier, le ministère de l'Urbanisme a annoncé que 201.580 logements et magasins ont été remis dans la zone du séisme et promis un total de 453.000 d'ici la fin 2025.
- Construction sous surveillance -
Les rescapés du séisme surveillent l'avancée des travaux: fin octobre, 670.000 vivaient encore en conteneurs, selon les chiffres de l'AFAD.
"Le plus difficile, c'est de les empêcher de venir sur les chantiers, c'est dangereux. Mais ils veulent voir et s'assurer que tout est bien fait", explique Mme Eskiocak.
Sema Genc en fait partie.
Après cinq mois d'hôpital et sept interventions, elle a patienté dans un conteneur avant de gagner son logement au tirage au sort et d'emménager en novembre, à Gulderen, sur une colline autrefois vide au nord d'Antakya -- jugée plus stable que la ville.
"Nous avons vu de nos propres yeux le béton et la quantité d'acier utilisés pour le construire, et comment les fondations ont été correctement posées", affirme-t-elle dans son appartement au quatrième étage.
"Sans le séisme, personne n'aurait prêté autant d'attention à la construction. Mais maintenant, tout le monde se demande si nous serons en sécurité".
- Résistant aux séismes ? -
Les ravages du séisme ont mis en évidence la cupidité et la corruption des promoteurs et des bureaucrates qui ont approuvé des projets risqués, sur des terrains inadaptés, construits avec des matériaux au rabais, ont affirmé des experts.
Pour Mustafa Arslan, ingénieur en chef de Toki à Hatay, voir que les bâtiments de Toki qui existaient ont résisté aux secousses a accru la confiance du public.
"Du diamètre des fers à béton à la qualité du béton utilisé, tout est inspecté", affirme-t-il. "S'il y a un nouveau tremblement de terre, nous sommes convaincus que ces maisons résisteront".
Quelques semaines après l'emménagement de Mme Genc, un nouveau séisme de 4,8 s'est produit avant l'aube, sans faire de dégâts.
"Cet endroit me donne confiance" sourit-elle en frappant du poing sur les murs. "Ici, je me sens vraiment en sécurité".
C.Kovalenko--BTB